04/04/2025
Bigoudis & petites enquêtes - Tome 6 : Panique chez les petits vieux, de Naëlle Charles
Miss Marple des bacs à shampoing est de retour ! Quel bonheur de retrouver son énergie, son humour et sa volonté d’en découdre avec ceux qui la titillent !
C’est la sixième et avant-dernière aventure de Léopoldine (Léo, la coiffeuse) et Quentin Delval (le gendarme), si j’interprète bien l’avant-propos. Sans doute pour éviter de nous lasser et puis le cœur de tout ça, c’est une petite ville et tout le monde ne peut pas être trucidé ! Mais bon, pour l’instant, ce n’est pas terminé donc pas de moral dans les chaussettes, simplement le plaisir de partager ce roman aussi riche que les précédents.
Léopoldine est associée avec Magalie, sa meilleure amie et elles tiennent un salon dans la galerie marchande. Comme souvent, les clients, et surtout les clientes, bavardent, les confidences et ragots sont légion. C’est le dernier endroit où on cause, comme on dit !
Denis, un copain de Quentin, vient le voir à la brigade. Il lui explique que son grand-père, à l’EHPAD, se plaint de certains faits surprenants, des objets qui se déplacent dans des endroits incongrus, entre autres. Rien de très méchant, mais le climat n’est pas à la sérénité. Comme Léo fait une permanence le lundi sur place pour peigner les anciens, Delval lui suggère d’interroger discrètement quelques résidents. En fouinant un peu (ça, elle adore !) elle découvre une lettre anonyme dans le bureau des cadres. Elle s’empresse de la montrer au lieutenant. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de mener quelques investigations ? D’autres choses sont probablement plus urgentes…
Mais, de nouveaux actes de malveillance sont commis et le duo de choc reprend du service ! Comme pour les autres tomes, on alterne avec le point de vue de Quentin et celui de Léopoldine, chacun s’exprimant en disant « je ». Quelques fois, ils parlent d’une même situation mais chacun son ressenti et son approche. Léo est « associée » aux policiers qui lui demandent de l’aide, ce qui ne plaît pas à tout le monde. C’est difficile pour elle, d’autant plus que sa copine Mag est bizarre en ce moment. Alors que, d’ordinaire, elles ne se cachent rien, là, elle se tait et Léo est de plus en plus intriguée. Elle doit tout gérer : la boutique, les humeurs de sa camarade et ses deux ados (son fils est en stage de troisième avec les gendarmes et il jubile).
Bravo à Naëlle Charles qui a su se renouveler ! Ce n’est pas évident vu qu’il n’y a pas pléthore de personnages (rappelés dans les premières pages pour ceux qui prennent la série en cours de route) et une bourgade, à taille humaine, où ça se déroule. En mêlant un peu plus son fils, Tom, aux recherches, elle apporte un vent de fraîcheur, un franc parler et un œil neuf. C’est une excellente idée. De plus, elle remue le passé de certains protagonistes avec des liens bien « ficelés » et mis en place au fil des chapitres.
Dans ce livre, elle aborde « l’amour » sous divers angles, à des âges variés avec le pourquoi des réactions des uns et des autres, le tout en essayant de résoudre une mystérieuse affaire. Ces protagonistes principaux ont pris de la consistance depuis le premier récit. On les sent de plus en plus vivants et présents, on a l’impression de retrouver des familiers qu’on côtoie dans la vie réelle avec leurs qualités et leurs défauts.
Je me suis régalée. Comique de situation, tensions, suspense associés à une écriture pétillante, que demander de plus ? C’est parfait !
Éditions : Archipoche (3 Avril 2025)
ISBN : 979-1039206259
500 pages
Quatrième de couverture
D'étranges incidents surviennent à l'Ehpad de la petite bourgade alsacienne de Wahlbourg... Alerté, le lieutenant Quentin Delval suggère aussitôt à Léopoldine Courtecuisse d'aller discrètement à la pêche aux renseignements. Personne n'est aussi doué qu'elle pour ce genre de mission. En contrepartie, son fils Tom pourra effectuer son stage à la brigade.
10:01 Publié dans 01. polars francophones | Lien permanent | Commentaires (0) | Facebook | |