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15/02/2019

Entretien avec Estelle Tharreau

estelle_tharreau.jpgCassiopée. Bonsoir et merci de répondre à nos questions pour le blog un polar-collectif.
Qu’est-ce qui vous a décidé à arrêter votre activité professionnelle pour vous consacrer à l’écriture ? Écriviez-vous de belles dissertations au lycée et à l’université ?

Estelle Tarreau. En effet, j’aimais énormément l’exercice de la dissertation : poser une problématique, trouver des arguments, élaborer un plan et se lancer dans une rédaction à bâtons rompus. Oui, j’aimais cela.

Concernant l’arrêt de mon activité professionnelle, la décision s’est vraiment imposée après la parution de mon second roman. L’aventure était trop belle pour ne pas la vivre.


©Aurélie Pétri. ®Estelle Tharreau

C. Avez-vous des « tics » d’écrivain ? Lieu dédié, conditions de travail, musique, heures privilégiées ?

E.T. Silence et solitude sont mes deux seuls tics.

C. Qui est votre premier lecteur ?

E.T. Mon éditeur.

C. Comment avez-vous connu les éditions Taurnada ? Qu’avez-vous aimé chez eux ?

E.T. J’étais à la recherche d’une maison d’édition spécialisée dans la littérature noire et policière. Leur catalogue était diversifié et intéressant. J’ai tenté ma chance et je n’ai jamais regretté. Depuis trois ans, j’ai pu apprécier leur respect des auteurs, des textes et leur perfectionnisme.

C. Qu’appréciez-vous chez vos lecteurs ?

E.T. Leur franchise et leur soutien chaleureux ainsi que leur avis qui m’offre souvent un angle de vue inattendu sur mes romans. Leurs réactions face à certains personnages sont tantôt amusantes, tantôt émouvantes et parfois, un peu effrayantes, mais jamais dénuées d’intérêt.

C. Si vous deviez sauver un mot de notre dictionnaire, lequel garderiez-vous ?

E.T. Je conserverais le mot « sagesse », un mot qui nous permettrait de vivre mieux si nous en usions plus souvent.

C. Une saison, un lieu, un mets pour vous définir ?

E.T. Printemps, car il fait chaud et froid.

N’importe quelle mer ou océan, car sous une impression de calme se cachent des courants violents.

Le chocolat, car il peut être doux et amer.

C. Participez-vous à des salons du livre ? À quel rythme ?

E.T. Oui, j’essaye de participer à des salons autant que possible, en jonglant avec les impératifs familiaux qui bien souvent m’empêchent de rencontrer les lecteurs aussi souvent que je le souhaiterais.

C. Comment se construisent vos romans ? À partir de quoi ? Avez-vous un plan dès le début ? Que préférez-vous dans l’acte d’écrire ?

E.T. Tout part d’une thématique qui m’interpelle. Des thématiques très variées : pour Orages, il s’agissait des mères célibataires, pour l’Impasse, du déclin des anciennes cités minières, pour De la terre dans la bouche, des femmes pendant l’Épuration, pour Mon ombre assassine, des femmes tueuses en série.

Puis, je laisse cette idée dans un coin de ma tête. Elle attend. Elle mûrit. Elle avance, recule, dévie, reviens, repars. Puis enfin, un jour, un déclic arrive, souvent à des moments de la vie courante qui n’ont aucun rapport avec elle. Je me lance alors dans les recherches documentaires.

Lorsque la scène de départ et la scène de fin surgissent, je sais que le roman sera écrit. J’élabore alors un véritable scénario du roman que je triture, rature et corrige. Puis, en avant pour la rédaction.

Ce que je préfère dans l’acte d’écriture est ce jeu d’équilibriste entre création et manipulation.

C. Voulez-vous partager autre chose avec nous ?

E.T. Ne jamais oublier d’où l’on vient et ce que l’on doit à ceux qui vous ont soutenu et vous soutiennent. Alors, merci à vous, à tous les blogueurs et les lecteurs.

 

 

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