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05/10/2019

La bataille de Mocambo, de Jean-Marie Palach

9791097339173-475x500-1.jpgUne chronique de Cassiopée

C’est au Portugal et plus particulièrement à Lisbonne que se déroule le dernier récit des aventures de Loïc, mon corsaire préféré. Cela tombait bien car, ayant séjourné dans cette ville cet été, j’étais heureuse de la revisiter sous la plume de Jean-Marie Palach. J’ai même « revu » certains lieux bien que cette intrigue se déroule en 1712. J’ai d’ailleurs trouvé le contexte historique riche et intéressant.  L’auteur nous rappelle combien les esclaves africains avaient des difficultés pour être respectés. Leurs droits étaient bafoués, ils étaient exploités et n’avaient pas d’autres solutions que d’obéir pour survivre tant bien que mal. Considérés comme une vulgaire marchandise, certains « propriétaires » oubliaient volontairement que c’était avant tout, des êtres humains. L’injustice est révoltante et une fois encore le jeune Loïc a été à la hauteur pour la combattre.

Loïc au cours de ses pérégrinations précédentes est tombé amoureux d’Amalia, une jeune portugaise de haute lignée. Elle a réussi à le prévenir qu’elle allait être mariée contre son gré et il va tout faire pour la retrouver avant les épousailles. L’histoire commence sur un galion où il a réussi à embarquer pour rejoindre la côte portugaise. Rien n’est facile sur le navire mais Loïc sait nouer de fidèles amitiés et sa droiture plaît à beaucoup. Pour cette partie, les liens entre les hommes de l’équipage, le quotidien sur le bateau sont évoqués avec un lexique riche et soigné. Après quelques difficultés, Loïc arrive à Lisbonne et s’aperçoit très rapidement que rien ne va être aisé. Le père de sa bien -aimée n’a pas envie de l’accueillir et il met tout en œuvre pour contrarier les plans des tourtereaux, arguant, entre autres,  que l’amoureux n’est pas noble ….

Une fois encore, je me suis régalée avec une lecture jeunesse. Sans doute parce que la qualité du style et de l’écriture font que quel que soit l’âge on prend du plaisir à suivre ce jeune homme. Il véhicule des valeurs fortes d’écoute, de compassion, de respect, d’entraide… De plus l’auteur ancre son intrigue dans un décor intéressant, qui apporte un réel plus aux péripéties que doit affronter Sabre d’or. Il y a notamment une bonne présentation des relations complexes entre les aristocrates, le petit peuple et les esclaves. Cela nous apprend beaucoup sur la vie à cette époque. Les rebondissements permettent de garder un bon rythme et l’atmosphère est retranscrite à la perfection pour les rapports humains, les descriptions ….

Jean-Marie Palach aime écrire, cela se sent et je peux affirmer qu’il a de l’affection pour ses personnages. Il les décrit d’une plume bienveillante, jamais mièvre, réaliste. Son texte, à destination d’un jeune public est ambitieux car il « tire » les lecteurs vers le haut avec un vocabulaire de qualité, un phrasé idoine. En tant qu’enseignante, j’apprécie que ceux qui écrivent pour la jeunesse ne soient pas négligents, et qu’ils proposent des ouvrages qui donnent envie de lire tant dans le contenu que la présentation (c’est d’ailleurs l’occasion de souligner la très belle couverture qui fait écho aux précédentes dans le thème des couleurs).  C’est à regret que je quitte cette série et je souhaite à Loïc une belle vie….

 

Éditions : du Volcan (8 Octobre 2019)
230 pages

Quatrième de couverture

Juin 1712, Loïc, surnommé Sabre d'or, rallie le port de Lisbonne à bord du Pombal. Il vient de traverser l'Atlantique pour retrouver Amalia, sa bien-aimée, avant que le père de celle-ci, le terrible amiral Azevedo, ne la contraigne à épouser un homme de son choix. Loïc doit une nouvelle fois affronter de terribles dangers dans la quête de sa bien-aimée

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