13/02/2026
Pas de fumée sans feu, de M.J. Arlidge (Into the Fire)
Quel plaisir de retrouver Helen Grace ! Elle a quitté la police alors qu’elle réussissait plutôt bien dans tout ce qu’on lui confiait. Mais elle n’était pas d’accord avec la façon de fonctionner de ses supérieurs et comme c’est une femme entière, elle a préféré partit.
Elle profite de la vie et commence, elle qui est toujours sur la défensive, à se lâcher avec son nouvel amant. Serait-elle en train de tomber amoureuse ? On la sent plus humaine, presque vulnérable au début de ce roman. Est-ce que le fait d’avoir quitté son boulot lui offre un peu de liberté, de souplesse ? La pression est sans doute moins présente également. Elle parait plus sereine, plus détendue, moins prête à « bondir ».
Pourtant, lorsqu’elle voit une jeune femme poursuivie par deux hommes, elle ne réfléchit pas, elle fonce. Elle est aguerrie aux sports de combat, mais malgré tout, elle finit au sol et réalise qu’elle n’a rien pu faire pour aider celle qu’elle a vue en danger. Elle n’a pas d’éléments, elle ne sait rien mais elle a vu la souffrance dans les yeux de la victime et elle ne peut pas laisser les choses en l’état. Elle n’a plus les moyens d’investigation du métier qu’elle a abandonné mais tant pis, elle mènera l’enquête seule. Le problème, si elle découvre quelque chose, qui acceptera de la croire ? Encore plus parce que parfois, elle se fie à son instinct, ses intuitions et ce n’est pas vraiment rationnel.
Elle veut connaître la vérité et elle s’attaque, sans le savoir à des grosses pointures. Où tout cela va-t-il l’entraîner ? Lorsqu’elle réalise que la situation est grave, elle essaie d’alerter les autorités mais personne ne l’écoute. Alors, elle cherche des informations quels que soient les risques encourus.
En parallèle, on suit une journaliste, autre personnage récurrent de l’auteur, qui n’a pas toujours été tendre avec Helen. C’est aussi une tête brûlée mais dans un autre genre.
Ce sont deux femmes solides et volontaires !
C’est un récit avec du rythme, des chapitres courts passant d’un personnage à un autre. C’est prenant, totalement addictif. M. J. Arlidge aborde des thèmes graves, entre autres tout ce qui concerne l’immigration, le rêve d’un autre possible, d’une meilleure vie, et les déceptions lorsque ce n’est pas réalisable pour diverses raisons. Il montre comment certains individus mauvais profitent de la vulnérabilité de ceux qui ont tout quitté parce qu’ils ne pouvaient plus vivre dans leur pays. C’est très émouvant.
C’est un des meilleurs livres de cette série. C’est sombre, noir, malheureusement réaliste par certains côtés.
L’écriture (merci à la traductrice) est fluide, rapide, sans temps mort car il y a des rebondissements, de l’action, des conflits. C’est vivant, intéressant et une fois dedans, on y est à fond ! Le suspense est omniprésent !
J’ai vraiment apprécié cette lecture et tout ce qu’a fait Helen. Elle n’est pas toujours facile à vivre, elle a du caractère (peut-être un peu trop) mais ses déductions sont fines et elle cerne assez vite les gens, ce qui lui permet de prendre, quelques fois, un peu de recul et de moins se précipiter.
J’espère qu’il y aura une suite !
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Séverine Quelet
Éditions : Les Escales (5 Février 2026)
ISBN : 978-2386980121
440 pages
Quatrième de couverture
Helen Grace n'a aucun doute. Quitter la police était la bonne décision à prendre. Jusqu'au jour où elle assiste à l'agression d'une jeune femme. N'écoutant que son courage, elle intervient, sans parvenir à sauver la victime, enlevée sous ses yeux.
Déterminée à retrouver la jeune femme, Helen se tourne vers ses anciens collègues. En vain. Seule, elle se lance alors dans l'enquête et, bien vite, remonte la piste d'autres femmes en danger...
23:41 Publié dans 02. polars anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) |
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