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25/07/2021

Tarmac Blues, de Gérard Carré

tarmac.jpgUne chronique de Cassiopée

Léonard dit « Léo » et Milovan, dit « Milo » sont plus que proches. Ils ont été élevés par les mêmes parents, le second étant adopté à la préadolescence. Ils ont ensuite fait face au deuil et les liens se sont encore plus consolidés. Ils sont tellement unis que Salomé, leur amie commune les avait à la bonne tous les deux. Elle a mis un certain temps à s’installer dans la vie avec Léo (d’ailleurs, c’est plutôt Milo qui s’est effacé). Elle attend des jumeaux et ils sont heureux.

Les deux hommes sont tous les deux dans la police, luttant contre le trafic de stupéfiants et le narco-djihadisme. Jüri Ostnik, appelé Viking, est en prison. Mais de sa cellule, il continue de mener la danse. Il demande à ses acolytes libres de récupérer une clé USB contenant des preuves compromettantes qui risquent de prolonger sa détention. Cette clé est entre les mains d’un indic, quelqu’un qui joue double-jeu, à la fois pour le caïd et également pour la police. Viking décide de savoir de qui il s’agit afin l’éliminer et de s’en sortir. Pour cela, il fait enlever Salomé et demande le nom de l’indic à Léo. Celui-ci découvre très vite que le contact de l’indic, au sein de la police, est Milo. Que faire ? Ne rien dire et trahir Milo pour sauver Salomé ? Chercher une autre solution en lui parlant, quitte à maintenir la femme qu’il aime en danger ? Il choisit d’agir en cavalier seul, ne voulant pas mêler son ami à cette affaire. Il sera pourtant obligé de le faire.

C’est sur un rythme trépidant que Gérard Carré nous emmène dans son histoire. C’est un récit dense, écrit en petits caractères, sans temps mort. Les chapitres sont plutôt courts et on suit, en parallèle, les différents personnages (avec leur prénom en titre pour bien se repérer) dans les lieux où ils évoulent. C’est un roman qui déménage, on pourrait aisément en faire un film. On en prend plein la vue, il y a des retournements de situation, du sang, des personnes improbables, et une volonté unique pour les deux copains : sauver Salomé. Salomé qui, de son côté, subit un stress important, souffre énormément et n’a qu’un but : que ses enfants vivent. Elle a du répondant et ses ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir !

L’écriture est brute, ne s’embarrassant pas de fioritures, de détails inutiles. On est au chœur de l’action, présent sur tous les fronts, sur toutes les scènes, happé par le récit. Les protagonistes (mention très bien à Leïla) sont réalistes, humains avec des failles et des forces. Mais tous portent en eux l’amour sous différentes formes, même si c’est parfois de façon tourmentée. Ce rapport à ce qui peut s’apparenter à de l’amour incite les différents individus à faire des choix. Et quand on choisit, il y a forcément des conséquences, rien n’est simple. Chaque geste, chaque fait, dans ce recueil, peut modifier le cours de la vie, de l’intrigue. Le lecteur envisage une suite et finalement, paf, un petit quelque chose change tout. C’est parfaitement maîtrisé par l’auteur et tout se tient !

C’est fort, ça secoue, ça tient en haleine et on redemande !

Éditions : Jigal (20 février 2021)
ISBN : 978-2377221264
370 pages

Quatrième de couverture

Léonard Delevigne est le tout jeune patron de la BAND, branche spéciale de la brigade des Stups de Paris en charge de la lutte contre le narco-djihadisme. Milovan Milosevic, commandant dans la même unité, est le « presque » frère de Léonard que ses parents ont adopté lorsqu’ils étaient adolescents. Jüri Ostnik, alias Viking, est le parrain d’un important cartel, incarcéré à Fleury pour détention et trafic de drogue. Afin de faire pression sur son mari, Viking donne l’ordre à ses hommes d’enlever Salomé (la compagne de Léonard) qui est enceinte et prête à accoucher de jumeaux…

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