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25/04/2023

Hacking à Hong Kong, de Juliette Belfiore

Hacking-a-Hong-Kong.jpgUne chronique de Cassiopée

L’OCBC, Office central de lutte contre le trafic des biens culturels a vu arriver récemment dans ses rangs, le capitaine Martin Cassard, ancien de la PJ (police judiciaire). Il a eu un arrêt maladie de quatre mois après qu’une de ses missions s’est mal terminée. Il intègre donc une nouvelle équipe et des méthodes de travail différentes.

Il est en binôme le plus souvent avec Jessica, et il côtoie d’autres collègues dont des geeks. Le voilà avec une première tâche. Il doit se rendre à un vernissage à Hong Kong et se faire passer pour un collectionneur. En effet, les œuvres seront vendues en format réel et en digital (ce sont alors des œuvres phygitales). La toile peinte et sa version numérique sont proposées ensemble ou séparément au plus offrant lors des enchères. Le tout payé en monnaie « Artcoin ». Évidemment plus d’argent pour le vendeur. L’objectif pour Martin est d’acheter une peinture ou une photographie afin que l’OCBC suive sa traçabilité en disséquant toutes les couches de la transaction. Éviter les fraudes à l’avenir, voir si ce concept est fiable ou pas, si ça tient la route et si ça peut être généralisé.

Il arrive qu’avec des monnaies virtuelles, il y ait des vols ou des détournements. L’OCBC peut apporter une expertise et une « garantie ». Voilà donc Martin embarqué dans cette aventure. Le lecteur sent rapidement que quelque chose va se passer car quelques échanges entre des hackers sont glissés dans les pages.  Qui sont-ils et quel est leur but ? Une chose est sûre, ils ont de l’humour !

Pendant le vernissage, une coupure d’électricité et hop l’argent des enchères a été détourné. Catastrophe pour tous les acquéreurs ! Jessica demande à Martin de mener l’enquête puisqu’il est sur place, en collaboration avec la police du coin et tous les intervenants lors de l’exposition.

Il se lance dans des investigations et … la suite dans le roman !

L’auteur connaît bien le monde de l’art et l’Asie. Le contexte de son récit est de ce fait très vraisemblable et explicite. Les descriptions de certains lieux sont visuelles et on s’y croirait. L’intrigue, quant à elle, est captivante, avec son lot de surprises et de rebondissements. Les personnages sont crédibles et certains surprenants (on se doute que l’un d’eux n’est pas net, mais difficile de trouver lequel).

Le style et l’écriture de l’auteur sont très prenants, vifs, et fluides. Les nombreux dialogues donnent du rythme et évite un texte trop dense qui serait désagréable à lire. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce roman, le mélange autour de l’art, le côté informatique qui m’a fascinée, les caractères de chaque individu. Parfois l’équipe de l’OCBC est débordée, ils n’ont pas de recul, sont dépassés et essaient de se ressaisir. Plus on avance dans l’histoire, plus ça s’accélère et je devenais encore plus « accro », pressée d’avoir le mot de la fin. Et quand je l’ai découverte, chapeau ! Je ne l’avais pas vu venir et c’est excellent !

NB : Magnifique couverture !

Éditions : Cohen Cohen (9 Mars 2023)
ISBN : 978-2367491073
242 pages

Quatrième de couverture

Des hackeurs dérobent les cryptomonnaies d'un vernissage organisé par Sotheby's à Hong Kong. Le musée du Louvre est la cible de cyberattaques... Le capitaine Martin Cassard, en mission pour l'OCBC, se retrouve au cœur d'une enquête 3.0 qui débute par la rencontre d'une énigmatique femme blonde dans l'avion Paris-Hong Kong...

 

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