Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/06/2017

Viens mourir avec moi, de Karen Sander

viens_mourir_avec_moi.jpgUne chronique de Cassiopée 

Karen Sander est un auteur allemand que je ne connaissais pas et j’ai bien l’intention de suivre ses publications !

Son roman va crescendo dans l’angoisse et nous maintient sous tension permanente.  On retrouve un binôme : un homme et une femme, qui chacun à leur façon vont essayer de comprendre les meurtres qui se succèdent. Elle, Liz Montario, c’est une psychologue et profileuse, assez secrète, se tenant en retrait des médias. On peut se demander pourquoi … Lui, Georg Stadler, c’est un commissaire, parfois en marge pour essayer d’avancer plus vite, pas toujours à l’aise avec les femmes et les affaires de cœur. Il se retrouve avec un meurtre particulièrement sordide sur les bras alors il décide de faire appel à Liz. Il va lui falloir être patient, ne pas aller trop vite pour ne pas l’effrayer afin qu’elle accepte de collaborer.  Elle ne sait pas trop quoi faire, l’aider ou pas ? Qu’a-t-elle à y gagner ou perdre ? Lorsque quelqu’un de sa sphère professionnelle sera touchée, elle va réaliser que la mort rode autour d’elle, que l’assassin que traque la police est peut-être lié à elle d’une façon ou d’une autre…. Alors deux choix se présentent à elle : agir en collaborant ou se taire et fermer les yeux….

Coopérer, c’est s’impliquer, c’est prendre le risque de se découvrir encore plus, de se mettre à nu, d’être dans l’obligation de ne rien cacher et de jouer cartes sur table. Liz est-elle prête à cela ?  Peut-elle supporter que son passé soit connu ? Ne risque-t-elle pas de se mettre encore plus en danger et d’exposer ceux qu’elle aime si elle agit ?

Une excellente traduction de Dominique Autrand permet à ce thriller de garder un rythme rapide, sans aucun temps mort. Les chapitres, plutôt courts, avec des en-têtes indiquant  le jour et l’heure, passent d’un personnage à l’autre et nous donnent sans cesse l’envie d’en savoir plus et de voir comment les diverses situations vont évoluer. Les événements sont décrits avec précision mais assez sobrement, ce qui évite les longueurs inutiles.  L’attention du lecteur est ainsi maintenue et l’anxiété monte au fil des pages. On sent l’étau qui se resserre. Même si j’ai eu l’impression que j’aurais été moins naïve que Déborah (une amie de Liz), je reconnais que les pièges mis en place ont été soigneusement pensés et que tout est orchestré à la perfection. Liz est une femme qui veut maîtriser son destin mais elle est vite aux abois lorsqu’elle réalise qu’elle peut être concernée par ce qui se passe. Recoupant finement ce qu’elle observe, elle va tenter d’aider la police et d’établir un profil psychique du meurtrier. Mais pourra-t-elle pour autant anticiper ses actions, arrivera-t-elle à cerner, à analyser suffisamment les pensées de cet esprit pervers, retors et dangereux ?

J’ai trouvé l’écriture et le style très addictifs. De plus comme la peur augmente en avançant dans la lecture, on ne peut plus lâcher le bouquin ! Les protagonistes sont bien présentés, avec des caractères déterminés, les seconds rôles n’ont  pas été négligés et ils ont de la « consistance ». L’équilibre est donc parfait entre nombreux rebondissements et étude des profils psychologiques de chacun.

Un auteur à suivre et des héros à retrouver avec plaisir….

Viens mourir avec moi
Auteur : Karen Sander
Traduit de l’allemand par Dominique Autrand
Éditions : Albin Michel (Juin 2017)
ISBN : 9782226322685
400 pages

 

Quatrième de couverture

Düsseldorf. Une avocate est retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Le meurtrier a glissé une minuscule poupée nue dans le ventre de sa victime, comme un message à déchiffrer.

Ce modus operandi n’est pas sans rappeler une récente affaire au commissaire Georg Stadler, qui sollicite l’aide de Liz Montario, psychologue et profileuse reconnue.

 

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.