Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/01/2019

L’étranger dans la maison, de Shari Lapena

l-etranger-dans-la-maison.jpgUne chronique de Cassiopée

 Pour son deuxième roman, Shari Lapena n’a rien perdu de son écriture totalement addictive pour le lecteur. Dans ce nouveau thriller « domestique » mettant en scène un couple et leurs voisins, elle nous bluffe une fois de plus avec une fin décapante mais pas que ….

 Tom et Karen sont mariés, tout va bien, et comme dit la maxime « ils ont tout pour être heureux ». Elle n’a pas de famille, il n’a qu’un frère. Ils ne savent que l’essentiel de leur passé respectif mais ça leur suffit puisqu’ils s’aiment et sont en parfaite harmonie. Un soir, Tom découvre la maison vide, abandonnée, ouverte et le repas en préparation…Il apprend dans la foulée que son épouse a eu un grave accident dans un quartier malfamé. Lorsqu’il la retrouve, à l’hôpital, elle ne se souvient de rien. Que s’est-il passé ? Qu’allait-elle faire là-bas et pourquoi n’a-t-elle prévenu personne ? Lui cacherait-elle quelque chose ?  Brigid, la gentille et dévouée voisine, amie de Karen, a-t-elle reçu quelques confidences ? Comme elle tricote toute la journée derrière sa baie vitrée, elle a peut-être vu quelque chose qui expliquerait le comportement de Karen ? Les policiers mènent l’enquête. Ils ne vont pas tarder à découvrir des « failles » dans le passé de Karen, omissions dont elle n’a, bien entendu, jamais parlé à son époux qui va tomber des nues…. De plus, il semblerait que leur maison soit visitée… A partir de là, le lecteur est entraîné dans une intrigue qu’il ne peut plus lâcher.

 L’auteur sait parfaitement mettre en place, rapidement, un contexte troublant, déstabilisant, où la certitude d’hier n’est pas celle de demain. On est sûr de rien, et on ne peut se fier à personne. Certains protagonistes semblent jouer un double jeu, manipulant les autres pour arriver à leurs fins. L’atmosphère est parfois pesante, tant on voudrait comprendre et avancer, d’autant plus que Karen est perdue, car les souvenirs la fuient…. Comme dans son premier recueil, Shari Lapena montre la complexité des relations de voisinage, les liens anxiogènes qui peuvent s’établir entre différentes personnes, le poids du passé …. C’est abordé dans le texte lui-même et ça apporte de la profondeur au récit, même si tout cela n’est pas développé dans le détail. Elle donne quelques pistes, les ouvre, les referme, nous balade et c’est très bien fait !

 L’écriture fluide (merci à la traductrice), le style vif et rapide contribuent beaucoup à l’intérêt qu’on porte à cette histoire. Comme il n’y pas de pause, on est toujours dans le mouvement et on veut savoir. J’ai beaucoup apprécié la sagacité de l’inspecteur Rasbach. Il refuse de s’arrêter aux apparences, il creuse, fouille, observe, écoute…C’est un fin limier qui mène ses interrogatoires avec méthode. Je ne sais pas sur quelle base part l’auteur pour mettre en place ce qu’elle nous présente. Est-ce qu’elle s’inspire de faits qu’elle a connus en tant que journaliste ou est-ce uniquement son imagination ? En tout cas, elle réussit un excellent deuxième opus et on ne peut souhaiter qu’une chose : qu’elle continue ainsi !

 L’étranger dans la maison (A Stranger in the House)
Traduit de l’anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec
Editions: Presses de la Cité (17 Janvier 2019)
Auteur : Shari Lapena
ISBN : 9782258137660
310 pages

 Quatrième de couverture

 Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un accident de voiture, dans un quartier malfamé. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié. En convalescence, Karen est décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

 

 

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.