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12/04/2020

Les yeux des ténèbres, de Dean Koontz (The Eyes of Darkness)

deankoontz_lesyeuxdestenebres.jpgUne chronique de Cassiopée

La réédition de ce roman (prévue pour Mai 2020) a été avancée en raison d’un mouvement important sur les réseaux sociaux, qualifiant ce livre de « prémonitoire ». Si l’on creuse un peu, on s’aperçoit vite, comme souvent dans des situations semblables, qu’il y a à prendre et à laisser et que ce n’est pas forcément le meilleur titre de l’auteur (ces avis n’engageant que moi, bien entendu) mais il n’en reste pas moins que c’est une lecture addictive et intéressante.

Mais venons-en à l’intrigue. Un jeune garçon de huit ans, Danny, est inscrit à un stage de survie avec des scouts et des animateurs spécialisés dans ce genre de sortie. Partis en montagne, un accident terrible se produit et tout le groupe meurt, aucun survivant. Les parents de Danny sont prévenus, son corps a été affreusement mutilé, il vaut mieux faire les funérailles sans le revoir, ce qui serait trop choquant. Le couple de parents ne résiste pas à ce deuil et c’est la séparation. Chacun survit comme il le peut, le père est croupier, la mère travaille dans le milieu du show biz et crée un spectacle qui remporte un beau succès. Cela l’aide à tenir. Les mois ont passé mais elle a gardé la chambre de son fils intacte, elle n’arrive pas à se séparer de ce qu’il a laissé.

Des faits bizarres, à la limite du surnaturel, commencent à apparaître dans son quotidien. Est-ce un mauvais tour de son mari ? Une communication avec l’au-delà ? Son esprit fatigué qui imagine ce qu’elle voit ? Des intrus qui veulent la rendre folle ? Toutes les hypothèses sont envisagées et surtout envisageables. Il est difficile pour Tina, la mère de famille, de ne pas perdre la tête face à l’inconcevable. Heureusement, dans le cadre de son travail, elle rencontre un homme avec qui le courant passe rapidement et sur qui elle va pouvoir compter.

Va s’en suivre une course éperdue pour comprendre les événements qui se succèdent à grande vitesse. Que se passe-t-il ? Qui tire les ficelles dans l’ombre et dans quel but ? Que cherche-t-on à cacher ? Et surtout, quels sont les enjeux ?  

Ce que j’apprécie tout particulièrement chez cet écrivain, ce sont ses protagonistes. Il a le don de m’en rendre toujours un ou deux particulièrement attachants. Cela permet de prendre fait et cause pour eux, de souhaiter qu’ils s’en sortent, de vibrer à l’unisson lorsqu’ils sont en danger. De ce fait, la lecture est beaucoup plus captivante. En outre, avec son style fluide, son écriture accrocheuse (et bien traduite, merci à Jacqueline Lenclud), ses rebondissements réguliers, Dean Koontz « ferre » très vite le lecteur. Je sais, que chaque fois que je commence un de ses recueils, je ne vais avoir qu’un souhait : tourner les pages au plus vite afin de savoir, comprendre ce qu’il en est. Il faut ajouter à cela une atmosphère bien décrite alternant les phases trépidantes avec d’autres plus calmes où l’on respire à peine, de peur que ça reparte encore plus dangereusement. En effet, on sent qu’une épée de Damoclès est présente et l’angoisse est permanente.

Cette fois-ci encore, le charme a opéré, je suis entrée dans le récit dès les premières lignes et j’étais scotchée aux pages. C’est un peu manichéen et j’aurais souhaité une fin plus explicite et surtout plus développée même s’il y a déjà quelques éclaircissements. On dirait presque qu’une suite pourrait être envisagée. Malgré ces bémols, je n’ai pas vu le temps passer, et j’ai pris du plaisir à découvrir ce texte.

NB : Je comprends tout à fait qu’en cette période de doute, provoquée par le COVID-19, ce livre soit devenu un véritable phénomène de société dans le monde Anglo Saxon.

 

Traduit de l’américain par Jacqueline Lenclud
Éditions : Archipel (9 Avril 2020) / première publication en France en 1991
ISBN : 9782809829099
300 pages

Quatrième de couverture

En 2020, Danny, 8 ans, meurt dans un effroyable accident de car. C'est du moins ce que la police affirme à sa mère. En réalité, sa disparition a un lien avec le Wuhan-400, une arme bactériologique créée dans la ville chinoise éponyme.

 

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