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06/11/2022

Bigoudis & petites enquêtes - Tome 1 : Panique à Wahlbourg, de Naëlle Charles

bigoudis.jpgUne chronique de Cassiopée

Les romans mettant en scène Léopoldine Courtecuisse s’apparentent au genre littéraire « Cosy Mystery » qui dépend du groupe des policiers. Il s’agit d’enquêtes sans bain de sang, ni violence explicite, avec de l’humour, voire un peu d’ironie, dans un microcosme. Il y a souvent un détective amateur.

C’est ma première rencontre avec Léo (Léopoldine) et je sais déjà que ce ne sera pas la dernière. Une lecture amusante, jubilatoire, des personnages hauts en couleur et une belle observation d’une micro société dans la bourgade de Wahlbourg. Si parfois, le trait est un peu exagéré, peut-être pour nous faire rire encore plus, cela ne m’a en rien dérangé tellement j’avais du plaisir à découvrir ce qui se passait. D’ailleurs, j’ai dévoré les quatre cent seize pages en une journée et j’en redemande !

Léo est coiffeuse, associée avec Mag et comme dans tous les salons de coiffure, les gens se confient et racontent pas mal de choses sur eux, leur famille mais aussi sur d’autres personnes. Léo et sa collègue écoutent, se gardant bien de dire quoi que ce soit sur leur vie personnelle car elles savent qu’aussitôt, ça ferait le tour de la ville !

Leur boutique est dans la galerie marchande d’un hypermarché et un soir en retournant vers sa voiture après la fermeture, Léopoldine aperçoit une femme assassinée dans son véhicule. Elle appelle la police. Elle fait ainsi la connaissance du lieutenant Quentin Delval, nouvel arrivant dans la gendarmerie. C’est assez explosif entre eux.

Léopoldine est une femme toujours positive, malgré les difficultés. Un ex volage, deux adolescents à gérer (à mi-temps heureusement), des parents pas à l’écoute. Et pourtant elle s’accroche, elle fait face et ne baisse jamais les bras. Elle m’a emballée par son énergie. Elle fait partie des personnes qui auraient rêvé d’une autre profession. Son souhait ? Être policier. Alors ce meurtre, pas loin de son magasin, d’une personne qu’elle connaît, la titille. D’autant plus que le mari de la morte est son premier amour et qu’elle est persuadée qu’il n’a rien fait, même si tout semble l’accuser. Elle a envie de comprendre, de démêler le vrai du faux. Elle convainc le lieutenant, chargé des investigations, qu’elle peut obtenir des informations qui lui échappent et que ça l’aidera. Entre les ragots entendus lorsqu’elle est au boulot, le fait que dans une petite cité tout le monde sait tout sur tout le monde, elle peut avoir accès à quelques secrets parce qu’elle est une fille du cru !

Nous allons donc suivre les recherches de Léo et celles plus officielles de l’équipe de gendarmerie. Les chapitres alternent les points de vue du lieutenant et de la coiffeuse. Ils « parlent » à tour de rôle à la première personne. Lui s’exprime assez sérieusement. Elle est beaucoup plus « brut de pomme, nature, mais on sent qu’elle a le cœur sur la main et qu’elle réfléchit.

L’écriture de l’auteur est emplie d’humour, et ce n’est pas si facile qu’on l’imagine de faire rire. Il y a du piment dans le style, du rythme et des rebondissements. Même si c’est survolé, des thèmes intéressants sont abordés : la place des femmes dans la société, dans le couple, la vieillesse, l’adolescence et bien d’autres encore.

J'ai ri, c'est détendant, réjouissant et pas dénué de sens. Qu’est-ce que ça fait du bien !

Éditions : Archipoche (14 Avril 2022)
ISBN : 979-1039201148
416 pages

Quatrième de couverture

Léopoldine Courtecuisse est coiffeuse dans le bourg alsacien de Wahlbourg. Depuis toujours, elle déteste son nom de famille et supporte de moins en moins ses parents qui ne jurent que par leur cadette. Mais elle reste résolument optimiste grâce à ses séries policières préférées qui n'ont pas plus de mystère pour elle que les petits secrets des clientes de son salon. Un soir, elle découvre le corps sans vie d'une caissière sur le parking de l'hypermarché.

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